L'oiseau s'envole dans la nuit argentéeDe si petites ailes qui brisent tant d'années-lumièresDouce lune qui berce mes plus secrètes penséesMoi qui suit si effrayé devant ce vaste univers Comprendrais-je un jour ce que vous me dites ?Boule de chair qui roule sur le macadamQui trouve que tout va trop viteTel je suis, tel je serai, tel est mon drame Existe-t-il un quelconque sens ?Me faut-il être en transe ?Vous jouez vous de moi comme je me joue de vous ?Seuls, vous n'êtes rien. Ensemble vous êtes tout Mots de vie, mots de mort, mots d'abîmeMots de craie, mots de temps, mots ultimesSimples mots d'esprit, simples mots d'espoirSimples mots d'avenir, simples mots d'histoire L'oiseau revient dans le jour qui luitJ'endosse mes ailes et je m'enfuieDouce plume qui perce la plus secrète des véritésLes simples mots peuvent s'écrire en toute simplicité MILEV 96  |