Le semeur de mots
Quelques lettres, quelques âmes, l'espoir
Je jette aux quatre vents
quelques lettres confuses
espérant implantées en des âmes pures
quelques graines de conscience
pour que cesse la tyranie qui abuse
de ces enfances qu'on torture
de ces cris qui trop souvent
s'oublient dans l'indifférence
Dans les sillons de frontales sueurs
à l'engrais des rébellions silencieuses
peut-être germeront-elles
suffisamment pour fleurir?
Dans les jachères de frayeurs
fertilisées du sang des hirondelles
peut-être vont-elles grandir
malgré l'acide des larmes honteuses?
Un jour, dans la griserie
de vos citées meurtries
vos pas finiront par fouler
un jardin galvanisé
de libertés écloses
Et là, au cimetière où reposent
les martyrs de tous les maux
vous verrez au pied de ma pierre tombale
l'espoir devenu floral
Moi, le semeur de mots
milev 03-2002